Mes premières impressions de navigatrice

Je suis partie à l'aventure à bord d'un voilier pour échapper à la monotonie de ma vie avec l'homme que j'aime.

Mais l'absence de mes enfants me pèse.

Comble de l'ironie, je retrouve la monotonie à bord, différente.... Mais bien là.

En effet, en navigation, l'ennuie nous gagne vite. En mer, les journées se ressemblent toutes et la moindre activité lorsque la mer est houleuse donne la nausée. Ne reste qu'à dormir.

Je dois aussi admettre qu'avant d'être une pseudo aventurière, je suis avant tout une citadine. Il n'est donc pas facile pour moi de ne pas me doucher à ma guise, de ne pas pouvoir être élégante, il faut oublier le vernis, la coiffure, les belles robes et chaussures à talons.

Essayer de ne pas penser que je fais la vaisselle à l'eau de mer et être patiente pour trouver une laverie pour le linge.

Les manoeuvres du bateau à chaque entrée et sortie de port sont une source de stress.

Quant aux quarts la nuit, je déteste les faire, c'est long, ennuyeux et fatiguant.

Heureusement, que naviguer représente une expérience enrichissante avec toutefois des bons côtés :

Je ne me lasse pas de regarder les levés et couchés du soleil, les étoiles qui scintillent dans le ciel, les dauphins, la découverte des pays que nous visitons et la  joie de vivre de Luciano et ses bons plats.

Comme le cite dans son livre "Guide de la grande croisière" Monique Vincent Fournier, journaliste et navigatrice, une transat n'est pas de tout repos, 80 % de galère et 20 % de plaisir.

Pourquoi sommes nous si nombreux à partir alors ? TOUT SIMPLEMENT POUR LES 20 % QUI VALENT REELLEMENT LE COUP.

Je suis bien d'accord avec elle.

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