Lundi 14 septembre 2009
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Le 10/10/2009, nous sommes toujours à quai bien que que l'avitaillement soit fait depuis 2 jours.
Les difficultés s'accumulent repoussant à chaque fois notre départ.
Tout d'abord, le safran, puis l'extracteur d'air chaud du moteur qui nous a été livré avec 1 jour de retard et aujourd'hui notre PC qui contient toute la cartographie nécessaire à notre
périple. Il nous faut patienter demain pour en acheter un autre d'urgence.
Malgré cela, nous gardons notre bonne humeur et arrivons encore à plaisanter en nous disant que nous aurions mieux fait d'appeler notre bateau "RESTEAQUAI" plutôt que Libertin. C'est un ami qui
nous a lancé cette boutade qui nous a bien fait rire.
J'ose espérer que demain sera le GRAND JOUR.
Par guylulu
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Mardi 8 septembre 2009
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11:48
Mardi 08/09/2009, devait être la date de notre départ.
Nous n'avons pas fini les préparatifs et avons dû repousser notre départ à jeudi en raison d'une panne de l'extracteur d'air chaud moteur qui nous sera livré mercredi en urgence.
Entre temps, encore cette fichue ancre qui a glissé pendant que nous étions occupés sur terre et la tête dans les nuages à rêvasser, le vent lui bien réel à tourné et le safran est
venu se briser sur les rochers.
Luciano après avoir bataillé une bonne heure pour monter à bord et sortir le bateau de ce pétin a réussi à se mettre à l'abri, pour plonger sous le bateau et n'a pu que constater
l'étendu des dégâts. Mais par bonheur, le lendemain à Port Pin Rolland un safran tout neuf nous attendait.
Moralité cela devait arriver ce jour là et pas un autre. L'histoire de ce safran cassé et remplacé en garantie a déjà fait le tour du chantier où on nous appelle le bateau de la chance.
Une petite parenthèse pour remercier nos amis et proches qui se sont joints à nous pour fêter notre départ et les 50 ans de mon chéri avec un peu d'avance, car ce ne sera que le 21.
Par guylulu
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Vendredi 28 août 2009
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23:07
J'ai rejoint Luciano dans la soirée du 19/08/2009 avec les enfants au port du Lavandou
où nous avons dîner avec Daniel et Jean-Louis qui ont eu la gentillesse de nous déposer en voiture.
Luciano avait préparé le bateau pour notre première traversée en solo, une bonne odeur de lavande flottait. Libertin n'attendait plus que nous pour partir.
Nous n'avons pas veillé trop tard, car le lendemain nous devions être frais et dispo pour partir en Corse.
Nous avons donc quitté le port du Lavandou le lendemain à 11 heures. Aucun signe de vent, nous naviguons au moteur à 5 noeuds. Dans le milieu de l'après midi nous avons perdu de vue la terre et les repaires habituels.
Le temps passe tranquillement, simplement interrompu par l'arrivéee de quelques libellules qui se sont jointes à
nous en pleine mer pour faire la traversée et qui ont fait la joie des enfants.
Arrive mon tour de quart, c'est mon premier quart seule, c'est assez stressant mais je tiens bon. Le radar fonctionne bien, mais les feux de route nous ont lâché (probablement l'ampoule qui a
grillée).
Il est 1 heure, l'humidité est tombée, je commence à fatiguer, j'attends la relève avec impatience. En attendant, j'ai terminé de lire le roman d'Anna Gavalda "je l'aimais". Très beau roman,
dilemme pour un homme qui doit choisir entre l'amour de sa vie et sa famille. Belle leçon de courage ou lâcheté que d'avoir choisi sa famille ?
J'ai réveillé Luciano pour qu'il me remplace, il a veillé une grande partie de la nuit et nous sommes arrivés à l'aube à Porto, salués par 3 magnifiques dauphins.
Nous sommes restés la journée à la plage et avons également eu le temps de faire quelques courses pendant que les enfants visitaient l'aquarium de Porto ; puis sommes partis en
direction de la baie de Girolata pour y mouiller la nuit.
Malheureusement, pas de chance, le guindeau ne fonctionne plus, il va falloir prendre un emplacement à la capitainerie de Girolata. Dommage car le mouillage forain que Luciano avait trouvé dans
une crique presque déserte était sympathique. Promis on y retournera.
Nous avons donc dû prendre une bouée pour la nuit à Girolata, jolie mais beaucoup de monde.
Sur place, Luciano a réussi à réparer le guindeau. La panne provenait d'un fusible. Ne disposant pas de fusible de remplacement, Luciano s'est débrouillé avec du fil d'étain.
Nos amis, Sandrine, Alec, Michel et Tom 8 ans (fils de Sandrine) nous ont rejoint avec Jasmin leur voilier de 51 pieds aux calanques de
"Piana" et avons naviguer ensemble. Pratique car à tour de rôle nous nous recevions à bord pour de superbes repas et faire la fête. Le 24 août nous avons fêté l'anniversaire de Tancrède qui a eu 5 ans.
Tom et les enfants se sont bien entendu et après quelques jours Tancrède qui avait peur de l'eau, partait pratiquement seul à la plage,
brassard aux bras.
De mon côté, j'ai mis le masque et le tuba, quel exploit ! J'ai vu des mérous et j'ai même nagé avec des centaines de poissons attirés comme des piranhas par de simples morceaux de pastèque
que Luciano lancait devant moi.
A plusieurs reprises, Luciano m'a quitté pour s'adonner à l'un de ses sports favoris, la plongée qu'il partage avec Alec son ami de 20 ans.
Ils se sont régalés à plonger dans la calanque de Piana (corail, mérous, éponge, gorgone) et a pu ainsi tester son appareil photo qui a donné de superbes images.
Manon m'a stupéfaite par son aisance dans l'eau, on dirait un poisson, rien a voir avec sa mère.
Tout le reste du séjour s'est déroulé sans souci,découverte de petites baies plages et plongées extraordinaires. Nous avons passé
d'excellentes vacances, mais peu de navigation sous voile pas assez de vent mais je suis certaine que pendant notre périple il en sera autrement.
Les autres photos sont à voir dans la rubrique "album".
Par guylulu
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Mardi 18 août 2009
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08:38
Nos motivations profondes sont différentes bien qu'elles se rejoignent
dans un projet commun.
Que cherchons nous, de l'évasion, du voyage, du tourisme, un mode de vie plus détendu, la sentation du vent dans les voiles ? La satisfaction de réussir un projet hors normes, des contacts, du
temps, un retour à des sensations et des besoins essentiels ?
Quelles sont les contraintes que nous nous sentons prêts à accepter ?
Puis viennent les craintes, sur le voyage lui-même, la rupture qu'il représente avec ce que nous aimons de nos vies d'aujourd'hui, la séparation avec nos enfants. Saurai-je me passer de mes
enfants, des virées-soldes, des soirées avec les copines ?
Et si nous ne pouvions pas partir ? Comment assumer un tel échec, après tant d'efforts ? Si au bout de quelques mois, nous réalisions que ça ne nous plaît pas, nous sentirions-nous
obligés de continuer par orgueil, de partir en fuite toujours plus loin dans une voie mal choisie ?
Oserons nous poser nos sacs à terre quand le temps en sera venu ? Et si nous l'osons, comment vivrons nous une nouvelle vie sans ce projet qui nous tient et nous lie si fort ?
Nous savons intellectuellement que le retour doit être préparé aussi soigneusement que le départ.
Par guylulu
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Jeudi 2 juillet 2009
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18:00
02/07/2009 :
Aujourd'hui, je me suis réveillée à bord de Libertin pour ne pas laisser seul Luciano, car depuis que nous l'avons remis à l'eau, Luciano y vit.
En ce moment Libertin est en mouillage à la Madrague et en fonction du temps à la Ciotat.
C'est le bonheur que de vivre à bord, c'est une autre vie, un autre rythme, sans stress.
Je vais vous donner un aperçu de la vie à bord :
- Réveil selon nos envies, baignade suivie d'un petit déjeuner,. Si le temps s'y prête, nous nous baladons en mer, car Luciano commence à m'apprendre le maniement d'un voilier, sinon farniente et
pêche.
C'est du boulot que d'apprendre la voile mais je ne désespère pas.
Par guylulu
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